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Nouvelle élection au Québec : un changement de cap pour l’habitation
Nouvelle élection au Québec : un changement de cap pour l’habitation

Le 5 octobre 2026, les Québécois ont élu un nouveau gouvernement minoritaire dirigé par Paul St-Pierre Plamondon (PSPP) et le Parti Québécois. Cette transition politique amène son lot de questions : qu’est-ce que ce changement de garde implique concrètement pour l'industrie ?

Dans le secteur de la construction et de l'immobilier, la plateforme électorale du Parti Québécois prévoyait deux engagements majeurs pour soutenir le portefeuille des ménages :

• Le remboursement de la TVQ sur l’achat de propriétés neuves ainsi que sur l’autoconstruction, représentant une aide essentielle allant jusqu’à 45 000 $.

• Le doublement du montant maximal admissible du crédit d’impôt à l’achat d’une première habitation, qui passerait de 1 400$ à 3 000$ (voir notre publication du 15 avril 2026).

Toutefois, la réalité d'un gouvernement minoritaire impose des choix. Lors de sa première conférence de presse d’hier, PSPP a passé sous silence ces deux promesses phares en habitation. Le premier ministre désigné a plutôt choisi de concentrer ses priorités immédiates sur la baisse des taxes sur l'essence et l'élimination de la TVQ sur les biens usagés.

Face à ce constat, l'APCHQ a salué l'élection du nouveau gouvernement tout en rappelant qu’elle s'attend à ce que l'équipe péquiste intègre rapidement ses promesses économiques et immobilières dans ses prochaines mises à jour budgétaires.

L'avenir du crédit d'impôt sur la « taxe de bienvenue » en question

Une autre incertitude plane pour les acheteurs : qu'en sera-t-il de la continuité du crédit d’impôt remboursable pour l'accès à la propriété à l’égard du droit de mutation ? Instauré par le gouvernement précédent de la CAQ, ce crédit d'une valeur maximale de 5 875 $ n'a pas été abordé par la nouvelle administration.

Dans le contexte budgétaire actuel, il est permis de douter du maintien à long terme de cette mesure. Reste à voir si l'état des finances publiques permettra de conjuguer les nouveaux engagements du Parti Québécois avec les acquis fiscaux des dernières années. Un dossier à suivre de près lors du dépôt du prochain budget.